Le nouveau patron du fisc sud-africain prendra aussi la tête de l’ATAF

Nommé commissaire du SARS à compter du 1er mai 2026, le Dr Ngobani Johnstone Makhubu hérite automatiquement de la présidence de l’ATAF. Une nomination saluée par la secrétaire exécutive de l’organisation, Mary Baine, qui voit en lui un leader pour un moment décisif.

Le Dr Ngobani Johnstone Makhubu a été officiellement nommé commissaire du Service sud-africain des impôts (SARS), avec une prise de fonction prévue le 1er mai 2026. Cette nomination nationale a une portée continentale : elle lui confère automatiquement la présidence du Forum africain de l’administration fiscale (ATAF), la plus importante plateforme de coopération fiscale en Afrique.

Le Dr Makhubu succède au professeur Edward Kieswetter, dont le mandat a transformé le SARS en une institution modèle. L’ATAF a immédiatement salué cette nomination. Mary Baine, secrétaire exécutive de l’organisation, a adressé ses chaleureuses félicitations au nouveau commissaire, soulignant qu’il arrive « à un moment déterminant, où les enjeux d’une gouvernance fiscale efficace en Afrique n’ont jamais été aussi importants ».

Fort de plus de 17 ans d’expérience aux plus hauts niveaux des secteurs public et privé, le nouveau commissaire maîtrise la stratégie institutionnelle, l’administration des recettes et la transformation organisationnelle. Il a notamment joué un rôle clé dans la Vision 2024 du SARS, un programme qui a dopé les recettes fiscales et renforcé la conformité volontaire.

Sous sa présidence, l’ATAF entend renforcer la coopération entre les administrations fiscales africaines et porter plus haut la voix du continent dans les négociations internationales. L’organisation a également rendu hommage à son prédécesseur : l’héritage du professeur Kieswetter, assure Mary Baine, continuera d’influencer les travaux de l’ATAF pour les années à venir.

Avec le Dr Makhubu, l’ATAF mise sur un leader rodé aux réformes complexes pour bâtir des administrations fiscales plus fortes et plus agiles à travers l’Afrique. L’enjeu : mieux taxer pour mieux financer le développement du continent.

Joséphine BAITUAMBO

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