Dette, fiscalité, données : l’Afrique cherche les leviers de sa souveraineté financière
Nairobi le 26 Août, Le débat sur la dette africaine prend une dimension plus large à Nairobi. Autour du Black Paper de la campagne Stop the Bleeding, un rapport politique de la société civile africaine conçu comme un manifeste économique alternatif face aux institutions financières internationales, les discussions ont relié trois phénomènes qui pèsent sur les économies du continent : l’extraction des ressources naturelles, les flux financiers illicites et le service de la dette. Réunis sous le concept de « triple drain », ces mécanismes représentent autant de canaux par lesquels une partie de la richesse produite en Afrique échappe aux économies qui la génèrent.Lors de la sixième édition de l’African Conference on Debt and Development, ce document a contesté le récit d’une Afrique simplement confrontée à un manque de financement.
L’Afrique de la fragmentation à l’influence : l’AfCoDD VI s’ouvre à Nairobi
La sixième édition de la Conférence africaine sur la dette et le développement (AfCoDD VI) s’est ouverte au Radisson Blu d’Upper Hill à Nairobi, sous la bannière stratégique : « De la fragmentation à l’influence : faire progresser la Position commune africaine sur la dette ». Co-organisé par l’African Forum and Network on Debt and Development (AFRODAD) et le Tax Justice Network Africa (TJNA), aux côtés d’une puissante coalition d’acteurs de la société civile dont Oxfam et Transparency International, ce sommet de trois jours rassemble dirigeants politiques, experts financiers et mouvements citoyens sous le signe d’une maturité institutionnelle inédite, marquée par le passage des simples doléances à l’exigence de réformes structurelles contraignantes.
L’impôt et la data : la trajectoire de l’ATAF pour l’autonomie financière de l’Afrique
Prétoria, le 16 Août, La secrétaire exécutive de l’ATAF, Mary Baine, et le directeur général du HAUS Finnish Institute of Public Management, Kyösti Väkeväinen, ont signé à Pretoria un accord de coopération à long terme qui officialise la seconde phase du Partenariat afro-finlandais sur la fiscalité et les transformations numériques (AFP-TDT)
RDC : Kinshasa parmi les 20 villes africaines retenues pour le traitement des visas américains
La République démocratique du Congo figure désormais parmi les vingt pays africains appelés à accueillir un centre régional de traitement des demandes de visas américains. À compter du 1er août, Kinshasa fera partie des hubs désignés par le Département d’État américain dans le cadre d’une vaste réorganisation des services consulaires sur le continent. Cette réforme vise à centraliser le traitement des demandes de visas, qu’il s’agisse de séjours touristiques, d’affaires, d’études ou d’immigration.
RDC : des médecins non primés réclament l’application de l’accord de Bibwa, une mobilisation dispersée par la police
La tension est montée d’un cran ce mercredi à Kinshasa, où des médecins non primés ont organisé une manifestation pour exiger l’application des engagements pris dans le cadre de l’accord de Bibwa, conclu en 2022. Les manifestants réclament notamment l’alignement de leurs primes de risque et l’amélioration de leurs conditions de prise en charge. Ces revendications s’inscrivent dans un contexte plus large de grèves et de négociations entre les syndicats de médecins et le gouvernement.
AFRIQUE DE L’OUEST : LE NIGERIA ET LE WATAF SCELLENT UN PACTE POUR MODERNISER L’ADMINISTRATION FISCALE REGIONALE
Le chantier de l’intégration et de l’harmonisation fiscale s’accélère de manière significative en Afrique de l’Ouest. Une délégation de haut niveau du Forum des administrations fiscales ouest-africaines (WATAF), conduite par son Secrétaire exécutif Jules Tapsoba, a effectué une visite de travail stratégique à Abuja auprès du nouveau ministre des Finances et de la Coordination de l’économie de la République fédérale du Nigeria, M. Taiwo Oyedele. Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans le cadre des efforts continus du Forum pour consolider l’administration fiscale, stimuler la mobilisation des recettes intérieures et renforcer la coopération économique régionale à l’échelle de l’espace CEDEAO. Depuis sa création en 2011, le Nigeria s’est imposé comme la véritable colonne vertébrale institutionnelle et financière du WATAF, fournissant non seulement un leadership politique de premier plan, mais aussi l’expertise technique et les ressources humaines nécessaires pour positionner le Forum comme la principale plateforme fiscale de la sous-région.
L’INVESTISSEMENT DANS LE « CAPITAL HUMAIN FISCAL » RAPPORTE 685 MILLIONS DE DOLLARS EN 2025
Alors que les gouvernements africains, les institutions financières internationales et les partenaires au développement concentrent traditionnellement leurs lignes de crédit et leurs budgets d’investissement sur les infrastructures physiques lourdes à l’instar des réseaux routiers, des corridors logistiques, des centrales énergétiques ou des réseaux de connectivité numérique, une analyse approfondie publiée par le Forum sur l’administration fiscale africaine (ATAF) vient opérer un virage conceptuel majeur dans l’économie du développement.
De Kinshasa aux marchés internationaux : Stunt Business mise sur l’innovation pour conquérir cinq pays
La société congolaise Stunt Business | Affaires Cascade | Biashara Ya Stunt, spécialisée dans les solutions informatiques et le développement numérique, franchit une nouvelle étape de son expansion internationale. L’entreprise vient de lancer une vaste étude de marché visant cinq pays stratégiques : le Brésil, le Nigeria, la Tunisie, le Kenya et la Tanzanie.
La RDC intègre officiellement le Groupe Egmont
La République démocratique du Congo est désormais membre du Groupe Egmont, le principal réseau mondial des cellules de renseignement financier, qui réunit près de 170 pays afin de renforcer la coopération internationale dans la lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et les autres flux financiers illicites. Cette adhésion permet à la Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF) d’échanger des informations de manière sécurisée avec ses homologues étrangers.
