La fiscalité, un instrument de développement, de confiance et de modernisation de l’économie

La mobilisation des recettes fiscales ne se résume pas à la capacité d’un État à prélever davantage sur ses citoyens et ses entreprises. Elle dépend aussi de la manière dont l’administration organise ses services, accompagne les contribuables et facilite le respect des obligations fiscales. C’est cette approche que défend le ministre égyptien des Finances, Ahmed Kouchouk, pour qui la fiscalité doit contribuer à la fois au financement du développement, à la confiance entre l’État et les citoyens et à la vitalité de l’économie.

Mobilisation des recettes fiscales : l’Afrique face à la nécessité de financer son propre développement

vec une dette qui absorbe une part importante des budgets publics, une aide internationale en recul et des recettes fiscales encore insuffisamment mobilisées, les États africains sont de plus en plus contraints de compter sur leurs propres moyens. Sur un continent dont les besoins de financement restent considérables, chaque recette fiscale supplémentaire peut peser dans la capacité des gouvernements à investir dans les services publics. C’est l’une des questions au cœur des Réunions annuelles 2026 du Forum africain de l’administration fiscale (ATAF), ouvertes ouvertes officiellement le matrdi 3 novembre au Caire, sous le thème « L’impératif de la mobilisation des recettes : la voie de l’Afrique pour financer son propre développement ».

Le Caire accueille les Assemblées annuelles 2026 de l’ATAF, cinq jours consacrés à l’avenir de la fiscalité africaine

Les Assemblées annuelles 2026 du Forum sur l’administration fiscale africaine (ATAF) se sont ouvertes ce dimanche 1er novembre au Caire, en Égypte. Accueillies par l’Autorité fiscale égyptienne (Egyptian Tax Authority), ces rencontres sont placées sous le thème « The Revenue Imperative: Africa’s Path to Financing Its Own Development ». Elles réunissent les administrations fiscales africaines, les décideurs politiques et les partenaires au développement autour de la mobilisation des ressources intérieures comme levier de financement du développement du continent.

RDC, le FONAREV porte le plaidoyer des victimes au Parlement européen

« Maintenant que vous savez, il est temps d’agir. » C’est l’appel lancé par Mamie KAHAMBU aux parlementaires Européens. Venue témoigner de ce qu’elle a vécu à Goma, où elle a perdu son mari lors de la prise de la ville par le M23 en janvier 2025, son appel résume ce que les victimes congolaises attendent aujourd’hui de la communauté internationale, au-delà des déclarations de solidarité.

Fiscalité : l’ATAF mise sur les données pour renforcer les recettes publiques en Afrique

Le Forum africain sur l’administration fiscale (ATAF) a lancé, à Salima, au Malawi, l’édition 2025 de l’African Tax Outlook (ATO), une publication qui permet de comparer les performances fiscales des pays africains. Fondé sur les données de 39 pays, cet outil aide les administrations à mieux évaluer leurs résultats et à identifier les pistes d’amélioration de la mobilisation des recettes publiques.

Dakar, l’Afrique dessine les contours de sa souveraineté financière et sonne l’heure de l’action

« Nous sommes à un précipice. Les décisions que nous prenons aujourd’hui, individuellement en tant que pays, mais surtout collectivement comme continent, façonneront la trajectoire économique de l’Afrique pour les décennies à venir. » C’est par cet appel à la responsabilité collective que Chenai C. Mukumba, Directrice Exécutive de Tax Justice Network Africa (TJNA), a marqué la clôture de la rencontre, après trois jours d’échanges à Dakar, au Sénégal. Experts fiscaux, décideurs politiques, parlementaires, chercheurs et acteurs de la société civile venus d’Afrique et d’ailleurs ont réfléchi aux moyens de renforcer la maîtrise du continent sur ses ressources et ses choix économiques.

L’Afrique face au piège de la cigarette électronique : l’alerte de la RDC à la PAC 2026

Les nouveaux produits de nicotine évoluent et gagnent du terrain, tandis que les législations peinent parfois à suivre. Comment les États africains peuvent-ils adapter leurs dispositifs de lutte antitabac à cette nouvelle réalité ? La question a été au centre du Breakaway 5, organisé dès le premier jour de la 14e Conférence panafricaine sur les flux financiers illicites et la fiscalité (PAC 2026), à Dakar. Intitulé « Combler l’écart politique : politique budgétaire, équité en santé et cigarettes électroniques en Afrique », ce panel, animé par le Réseau pour la justice fiscale en Afrique (RJFA), a notamment exploré le rôle des taxes sanitaires dans la limitation de la progression des nouveaux produits du tabac et la mobilisation de recettes nationales pour financer la santé.