Le parti politique Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD) affirme avoir été victime d’une attaque violente menée par des éléments présentés comme membres de la Force du Progrès, structure associée à l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS).
Dans un communiqué publié le 10 mai 2026, le LGD indique que les faits se seraient produits la veille, samedi 9 mai, à son siège national situé sur l’avenue Nguma, dans le quartier Macampagne, commune de Ngaliema à Kinshasa.


Une attaque pendant une cérémonie du parti
Selon le document signé par le secrétaire général du LGD, Franklin Tshiamala Manyiku, l’incident serait survenu aux environs de 13 heures, alors que le parti organisait une messe d’action de grâce à l’occasion de son quatrième anniversaire.
Le LGD affirme que plusieurs membres, cadres du parti et invités prenaient part à la cérémonie lorsque des individus identifiés comme appartenant à la Force du Progrès auraient fait irruption dans l’enceinte du siège après avoir forcé l’entrée principale.
Le communiqué évoque des violences physiques contre des militants et sympathisants présents sur place.
Plusieurs blessés et des dégâts matériels
Le bilan provisoire communiqué par le parti fait état de plusieurs dégâts humains et matériels. Le LGD affirme notamment que plusieurs de ses membres ont été blessés, dont deux grièvement.
Le parti déclare également que :
- sept téléphones portables auraient été emportés ;
- deux ordinateurs portables auraient été volés ;
- la porte principale du siège aurait été sérieusement endommagée ;
- plusieurs chaises et autres biens matériels auraient été détruits ou cassés.
Le LGD affirme que les assaillants auraient finalement été repoussés par les militants présents, avec l’intervention tardive d’éléments de la police affectés à la garde de l’ANR située à proximité du siège du parti.
Le LGD parle de “violence politique”
Dans son communiqué, le parti condamne fermement ce qu’il qualifie “d’acte de barbarie, d’intimidation et de violence politique”, estimant que ces faits constituent une atteinte grave aux libertés fondamentales garanties par la Constitution congolaise, notamment la liberté d’association et d’expression politique.
Le LGD considère également que cette attaque s’inscrit dans un climat politique déjà marqué par des tensions sécuritaires et sociales croissantes en RDC.
Le parti évoque “une dérive autoritaire et antidémocratique” et appelle les autorités congolaises à ouvrir “sans délai” une enquête indépendante afin d’identifier et poursuivre les auteurs présumés de cette agression.
Un contexte politique tendu
Cette affaire intervient dans un contexte de fortes tensions politiques en République démocratique du Congo, où les affrontements verbaux et parfois physiques entre militants de partis politiques deviennent de plus en plus fréquents.
À travers son communiqué, le LGD affirme qu’aucune intimidation ni menace ne l’empêchera de poursuivre ses activités politiques et son combat pour “la défense de l’État de droit et des libertés publiques”.
Winny Bakajika
