Vincent Mwana Mulenda, président de la Cour d’appel du Haut-Katanga, est mort dans la nuit après avoir été grièvement blessé lors d’une attaque armée à son domicile de Lubumbashi. Sa disparition plonge le monde judiciaire provincial dans la consternation.
Selon les premiers éléments recueillis auprès de proches et de sources judiciaires, des hommes armés ont escaladé les murs de sa résidence avant de briser des vitres pour s’y introduire. Les assaillants auraient exigé les clés du véhicule du magistrat ainsi que de l’argent. C’est au cours de cette intrusion que Vincent Mwana Mulenda aurait été atteint par balle, à la jambe et à la tête.
Un proche du magistrat rapporte qu’avant que les intrus ne parviennent à pénétrer dans la maison, celui-ci aurait eu le temps d’appeler un policier du parquet pour demander de l’aide : « Viens rapidement, on veut me faire du mal par les bandits. » Mais l’agent, arrivé sur place peu après, aurait découvert un corps sans vie. Ses proches l’ont ensuite transporté à l’hôpital Afia Don Bosco, où il n’a pas survécu à ses blessures.
Cette disparition survient dans un contexte de recrudescence du banditisme armé à Lubumbashi. La semaine précédente déjà, deux policiers, le sous-commissaire principal Kazembe Mwenze et l’agent Lungela Fumukami, avaient été tués lors du braquage d’une station-service dans le quartier Kilobelobe — un dossier qui s’est soldé par des condamnations à mort prononcées contre les auteurs.
Au sein de la magistrature du Haut-Katanga, la mort de Vincent Mwana Mulenda a suscité une vive émotion. Magistrats, collaborateurs et agents chargés de la sécurité du tribunal ont exprimé leur tristesse tout au long de la journée. Le ministre de la Justice a, de son côté, annoncé l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur les circonstances de cette attaque.
Winny Bakajika
