AFRIQUE DE L’OUEST : LE NIGERIA ET LE WATAF SCELLENT UN PACTE POUR MODERNISER L’ADMINISTRATION FISCALE REGIONALE

Le chantier de l’intégration et de l’harmonisation fiscale s’accélère de manière significative en Afrique de l’Ouest. Une délégation de haut niveau du Forum des administrations fiscales ouest-africaines (WATAF), conduite par son Secrétaire exécutif Jules Tapsoba, a effectué une visite de travail stratégique à Abuja auprès du nouveau ministre des Finances et de la Coordination de l’économie de la République fédérale du Nigeria, M. Taiwo Oyedele. Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans le cadre des efforts continus du Forum pour consolider l’administration fiscale, stimuler la mobilisation des recettes intérieures et renforcer la coopération économique régionale à l’échelle de l’espace CEDEAO. Depuis sa création en 2011, le Nigeria s’est imposé comme la véritable colonne vertébrale institutionnelle et financière du WATAF, fournissant non seulement un leadership politique de premier plan, mais aussi l’expertise technique et les ressources humaines nécessaires pour positionner le Forum comme la principale plateforme fiscale de la sous-région.

L’INVESTISSEMENT DANS LE « CAPITAL HUMAIN FISCAL » RAPPORTE 685 MILLIONS DE DOLLARS EN 2025

Alors que les gouvernements africains, les institutions financières internationales et les partenaires au développement concentrent traditionnellement leurs lignes de crédit et leurs budgets d’investissement sur les infrastructures physiques lourdes à l’instar des réseaux routiers, des corridors logistiques, des centrales énergétiques ou des réseaux de connectivité numérique, une analyse approfondie publiée par le Forum sur l’administration fiscale africaine (ATAF) vient opérer un virage conceptuel majeur dans l’économie du développement.

SUD-KIVU : À UVIRA, LE FONAREV MISE SUR LA RECONSTRUCTION ET L’AUTONOMIE POUR RÉPARER LES BLESSURES DE LA GUERRE

Dans une région où les conflits armés successifs ont profondément bouleversé les trajectoires de vie, détruit les infrastructures communautaires et fragilisé les moyens de subsistance les plus élémentaires, le Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des autres crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV) passe à la vitesse supérieure. En mission officielle à Uvira, dans la province stratégique du Sud-Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo, l’institution a déployé une série d’initiatives d’envergure. L’objectif affiché est de donner un contenu matériel, mesurable et concret à la politique nationale de réparation voulue par le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

RDC : le vademecum de Dignité Bwiza Visser pour accompagner la nouvelle étape du secteur minier

Alors que la République démocratique du Congo cherche à renforcer sa place au cœur de la chaîne mondiale des minerais critiques, la question de la gouvernance environnementale devient un enjeu central pour l’avenir du secteur extractif. C’est dans ce contexte que Maître Dignité Bwiza Visser a présenté, le 20 juin à Lubumbashi, son nouvel ouvrage intitulé « Vademecum pour une exploitation minière durable en République démocratique du Congo ».

À la DRC Mining Week, SEGUCE RDC fait de la modernisation administrative un levier de compétitivité

Lubumbashi. Présente à la DRC Mining Week 2026, SEGUCE RDC a profité du principal rendez-vous du secteur extractif en République démocratique du Congo pour réaffirmer le rôle du Guichet Unique du Commerce Extérieur (GUICE) dans la facilitation des échanges commerciaux. Dans un entretien accordé à notre rédaction, son Président du Conseil d’Administration, Jean-Baptiste Kongolo Kabila, revient sur les défis de la modernisation administrative et les leviers susceptibles de renforcer l’attractivité de la RDC auprès des investisseurs.

Attirer des investisseurs ne dépend plus uniquement de l’abondance des ressources naturelles. La rapidité des procédures administratives, la transparence des échanges commerciaux et la prévisibilité des services publics comptent désormais parmi les critères déterminants dans les décisions d’investissement. C’est autour de cet enjeu que SEGUCE RDC a articulé sa participation à la 21ᵉ édition de la DRC Mining Week, organisée à Lubumbashi.

Pendant trois jours, le stand de l’entreprise a accueilli opérateurs miniers, investisseurs et partenaires institutionnels venus s’informer sur le fonctionnement du Guichet Unique du Commerce Extérieur (GUICE), un dispositif chargé de centraliser et de simplifier les formalités liées aux opérations d’importation et d’exportation.

Conduite par son Président du Conseil d’Administration, Jean-Baptiste Kongolo Kabila, la délégation de SEGUCE RDC comprenait également la Directrice Générale ai, Yolène Kayakez-a-Mutomb, l’Administrateur Gilbert Lusala Mbaku, ainsi que plusieurs experts. Leur présence visait à présenter les avancées enregistrées dans la digitalisation des procédures, mais aussi à rassurer les opérateurs sur la continuité des services du GUICE.

Le GUICE, un outil au service de la compétitivité

Au cours de cet entretien, Jean-Baptiste Kongolo Kabila explique que la participation de SEGUCE RDC répond avant tout à une volonté de rapprocher le Guichet Unique des acteurs du secteur extractif.

« La DRC Mining Week est aujourd’hui la principale plateforme de dialogue entre les pouvoirs publics, les investisseurs et les opérateurs miniers. Il était essentiel pour nous d’y réaffirmer le rôle du Guichet Unique dans la facilitation du commerce extérieur et la modernisation des procédures administratives », souligne-t-il.

Selon le PCA, le GUICE contribue directement à l’amélioration du climat des affaires en centralisant et en simplifiant les formalités liées au commerce extérieur. L’objectif est de réduire les délais administratifs, d’améliorer la traçabilité des opérations, de renforcer la transparence des procédures et de fluidifier les échanges d’informations entre les différentes administrations concernées.

Dans un secteur où les investissements sont particulièrement sensibles à la rapidité et à la prévisibilité des démarches administratives, ces réformes constituent un véritable facteur de compétitivité.

Cette transformation passe notamment par la digitalisation des procédures. SEGUCE RDC développe des plateformes numériques destinées à offrir aux opérateurs un environnement plus sécurisé, plus transparent et davantage prévisible. L’entreprise travaille également au renforcement de l’interconnexion des systèmes d’information des administrations publiques afin de réduire les interventions manuelles, de limiter les risques de duplication et d’alléger les coûts administratifs supportés par les investisseurs.

Des défis encore à relever

Interrogé sur les préoccupations exprimées par certains opérateurs concernant la lenteur de certaines démarches, Jean-Baptiste Kongolo Kabila reconnaît que des défis subsistent. Il cite notamment la nécessité de renforcer l’interopérabilité entre les administrations, de généraliser la liasse documentaire électronique, d’automatiser davantage les contrôles, d’améliorer les délais de traitement et de permettre un meilleur suivi des dossiers grâce à des outils numériques.

Pour lui, le Guichet Unique n’a jamais été conçu comme une solution isolée, mais comme un mécanisme de coordination entre les différentes administrations intervenant dans la chaîne du commerce extérieur. L’ambition reste celle d’une administration plus rapide, plus transparente et davantage orientée vers le service aux usagers.

Une vision pour renforcer l’attractivité de la RDC

Pour le Président du Conseil d’Administration de SEGUCE RDC, le renforcement de la compétitivité de la RDC passe également par la stabilité du cadre réglementaire, l’accélération de la transformation numérique de l’administration, le développement des infrastructures stratégiques et la valorisation locale des ressources minières.

« La confiance des investisseurs repose sur trois piliers : la bonne gouvernance, la transparence et l’efficacité administrative », résume-t-il.

À l’heure où la République démocratique du Congo ambitionne de renforcer sa place dans la chaîne de valeur mondiale des minerais critiques, SEGUCE RDC estime que la compétitivité du pays ne se joue plus uniquement dans ses ressources naturelles. Elle se construit aussi dans la capacité de son administration à offrir aux investisseurs des procédures plus rapides, plus transparentes et davantage prévisibles. Une vision que l’entreprise est venue défendre à Lubumbashi devant les principau

Former des journalistes capables de décrypter la dette africaine : c’est désormais l’un des nouveaux paris d’AFRODAD

Réunis à Nairobi à l’occasion de la sixième édition du programme AFROMEDI, journalistes, experts économiques et responsables de la société civile africaine ont assisté vendredi au lancement officiel de l’A-CoDD, une académie numérique destinée à renforcer la couverture médiatique des questions liées à la dette, aux finances publiques et au développement.

Nairobi accueille AFROMEDI VI : les journalistes africains appelés à reprendre le récit sur la dette

Nairobi, Kenya, Journalistes, experts économiques, représentants de la société civile et acteurs de la gouvernance financière venus de plusieurs pays africains se réunissent depuis ce mardi dans la capitale kényane à l’occasion de la sixième édition de l’AFRODAD Media Initiative (AFROMEDI VI), une plateforme devenue au fil des années un espace stratégique de réflexion sur la dette africaine, la justice économique et la gouvernance financière du continent.