Réunions de printemps FMI-BM : le Forum et Réseau africain sur la dette et le développement (AFRODAD) dénonce un système qui étouffe le Sud global

Lors d’un point de presse en ligne organisé par le Forum et Réseau africain sur la dette et le développement (AFRODAD), des organisations de la société civile du Sud global ont livré une analyse sans concession des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale. Dette insoutenable, austérité imposée, financements privés inefficaces, impact sur les femmes et impasse politique. Les intervenants appellent ont appellé à une refonte en profondeur de l’architecture financière internationale, avec au cœur des revendications une convention-cadre des Nations Unies sur la dette souveraine.

Dette, financement du développement : des attentes déçues après le forum 2026 de l’ECOSOC

Réuni à New York pour assurer le suivi des engagements pris à Séville en 2025, le forum 2026 sur le financement du développement du Conseil économique et social des Nations Unies n’a pas permis d’avancée majeure sur la dette souveraine. Plusieurs pays du Sud et des organisations de la société civile dénoncent l’absence de progrès sur le processus intergouvernemental attendu.

Dette mondiale : le FMI tire la sonnette d’alarme, l’Afrique en première ligne

La situation des finances publiques mondiales continue de se dégrader. Dans son rapport publié le 15 avril 2026, le Fonds monétaire international dresse un constat préoccupant : l’endettement public atteint des niveaux historiquement élevés et les marges de manœuvre budgétaires se réduisent dangereusement. Selon l’institution, la dette publique mondiale a culminé à près de 94 % du PIB en 2025 et pourrait franchir le seuil de 100 % d’ici 2029, un niveau inédit depuis l’après-Seconde Guerre mondiale. Cette dynamique est alimentée par des déficits persistants, la hausse des taux d’intérêt et un environnement géopolitique incertain, le conflit au Moyen-Orient agissant comme un facteur aggravant.

Congo : Sassou Nguesso entame un 5e mandat, la stabilité régionale et le pont Kinshasa-Brazzaville au cœur des enjeux

Denis Sassou Nguesso a été investi jeudi pour un cinquième mandat à la tête de la République du Congo, lors d’une cérémonie organisée au stade de Kintélé à Brazzaville. Le dirigeant de 82 ans, au pouvoir depuis 1979 hors une parenthèse dans les années 1990, prolonge ainsi sa domination sur la vie politique congolaise. Dans son discours d’investiture, il a promis une « revitalisation de l’économie nationale » via l’agriculture et l’industrialisation, ainsi qu’un plan de création d’emplois pour la jeunesse, près d’un habitant sur deux a moins de 18 ans dans ce pays de 6 millions d’âmes.