La ville‑province de Kinshasa vient de mettre en place une nouvelle taxe dénommée « taxe spéciale conventionnelle pour l’appui à la reconstruction ». Cet instrument fiscal résulte d’une convention signée entre l’Hôtel de ville de Kinshasa et la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), dans le cadre d’un partenariat officiel visant à mobiliser davantage de ressources pour la modernisation de la capitale.
Qui paie et comment les fonds seront utilisés
Cette taxe sera perçue uniquement auprès des opérateurs économiques membres de la FEC, c’est‑à‑dire les entreprises agréées au sein de la fédération. Les recettes ainsi collectées seront versées sur un compte co‑géré entre les institutions concernées, notamment la ville de Kinshasa et la FEC, afin de garantir transparence et traçabilité. Les fonds seront destinés à financer des projets structurants au bénéfice de la ville, notamment dans les domaines de l’infrastructure, de l’assainissement et de l’amélioration du cadre de vie urbain.
Objectifs du partenariat ville- FEC
La convention, signée d’un côté par Daniel Bumba Lubaki, Gouverneur de la ville de Kinshasa, et de l’autre par le Président national de la FEC, Robert Malumba Kalombo, a plusieurs objectifs précis. Il s’agit notamment de définir clairement les modalités de perception de la « taxe spéciale conventionnelle pour la reconstruction » et de mutualiser les efforts de sensibilisation auprès des opérateurs économiques.
Par ailleurs, le partenariat doit permettre de renforcer la collecte de plusieurs autres taxes locales, notamment la taxe d’estampillage et la taxe de conformité d’emballages et colis à caractère industriel ou commercial, ainsi que la taxe d’assainissement et d’enlèvement d’immondices dans et pour la ville de Kinshasa. Les autorités espèrent que ce dispositif favorisera à la fois une meilleure discipline fiscale des entreprises et un financement plus stable des priorités de développement urbain.
Winny Bakajika
