Le projet de pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville progresse grâce à la signature récente d’un accord bilatéral sur le cadre fiscal et douanier, discuté lors d’une rencontre entre le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et une délégation congolaise menée par Jean-Jacques Bouya, vice-Premier ministre chargé des infrastructures.
Détails de l’accord
Cet accord, signé le 7 mai 2026 à Kinshasa en présence du vice-Premier ministre rdcongolais aux Transports Jean-Pierre Bemba, vise à harmoniser les régimes fiscaux et douaniers pour éviter la double imposition, simplifier les procédures pour les marchandises en transit et définir la gestion des recettes de péage.
Il renforce la bancabilité du projet en clarifiant les aspects économiques, facilitant ainsi la mobilisation d’investissements.



Caractéristiques du projet
L’ouvrage mesure 1,575 km de long et inclut une voie ferrée, deux voies routières, des trottoirs et des postes frontaliers, traversant le fleuve Congo pour relier les deux capitales les plus proches au monde.
Il fait partie du Plan d’action prioritaire du PIDA (Programme d’intégration pour l’Afrique) et devrait gérer plus de 5 millions de passagers et 3 millions de tonnes de marchandises par an d’ici 2025.
Enjeux régionaux
Ce pont stimule le commerce transfrontalier, réduit les coûts logistiques et renforce l’intégration économique entre la RDC et le Congo, dans le cadre de la ZLECAf qui vise à booster les échanges manufacturiers et les revenus continentaux.
Il positionne Kinshasa-Brazzaville comme un hub stratégique pour l’Afrique centrale.
Winny Bakajika
